La transition énergétique française entre dans une nouvelle phase en 2025 avec l’accélération du développement de l’éolien en mer.
Le gouvernement a dévoilé de nouvelles zones prioritaires pour l’implantation de parcs éoliens, notamment en Bretagne et dans les Pays de la Loire, deux régions stratégiques pour la production d’énergie renouvelable.
Des objectifs ambitieux pour l’éolien offshore
Le 18 octobre 2024, les autorités françaises ont présenté une nouvelle cartographie des sites destinés à l’éolien en mer. Cette initiative vise à atteindre une capacité installée de 18 gigawatts (GW) d’ici 2035 et 45 GW à l’horizon 2050. Actuellement, la France ne dispose que de 1,5 GW d’éolien offshore répartis sur plusieurs parcs en exploitation.
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a lancé en 2025 un appel d’offres massif portant sur 10 GW de projets, confirmant ainsi la volonté de faire de l’éolien une source d’énergie majeure après le nucléaire.
La Bretagne en première ligne
La Bretagne joue un rôle central dans cette stratégie. En mai 2024, le consortium Pennavel (Elicio et BayWa r.e.) a remporté l’appel d’offres pour le premier parc éolien flottant commercial d’Europe. Situé au sud de la Bretagne, entre Belle-Île-en-Mer et Groix, ce parc d’une capacité de 250 MW devrait être opérationnel d’ici 2031. Il marque une avancée significative pour l’éolien flottant, une technologie adaptée aux profondeurs importantes des côtes bretonnes.
Par ailleurs, le parc éolien en mer de Saint-Brieuc, entré en service en mai 2024, contribue déjà à l’alimentation électrique de la région. Avec ses 62 éoliennes d’une puissance totale de 496 MW, il fournit environ 9 % des besoins énergétiques de la Bretagne, soit l’équivalent de la consommation de 800 000 habitants.
Les Pays de la Loire poursuivent leur expansion
Dans les Pays de la Loire, le parc éolien en mer de Saint-Nazaire, inauguré en 2022, continue de produire 480 MW, couvrant la consommation annuelle de 700 000 personnes.
Un second projet majeur est en cours : le parc éolien en mer de Vendée, situé entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier. Prévu pour être mis en service au second semestre 2025, il comprendra 62 éoliennes de 8 MW chacune, totalisant 496 MW de capacité installée. Ce parc devrait fournir de l’électricité à près de 800 000 personnes, soit l’équivalent de la population vendéenne.
Concertation et protection de la biodiversité
L’implantation de ces infrastructures repose sur une concertation approfondie avec les acteurs locaux. Le débat public « La mer en débat », mené entre novembre 2023 et avril 2024, a recueilli plus de 20 000 contributions de citoyens et de professionnels du secteur maritime. Il a permis d’identifier des solutions pour minimiser l’impact environnemental des parcs éoliens, notamment en intégrant des zones de protection de la biodiversité.
D’ici 2030, 5 % des eaux métropolitaines françaises seront classées en « protection forte » afin de limiter les effets de ces installations sur les écosystèmes marins. Cette planification vise à assurer un équilibre entre transition énergétique, préservation de l’environnement et maintien des activités économiques maritimes.
Avec ces initiatives, la Bretagne et les Pays de la Loire confirment leur rôle clé dans l’essor de l’éolien en mer et dans la construction d’un modèle énergétique plus durable pour la France.
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